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    Miel

    Chez les ouvrières urbaines

    Joost Oerlemans détient une grande partie de ses abeilles dans la ville de Bâle. Les abeilles urbaines sont plus profitables que leurs collègues rurales. Mais les risques sont aussi plus élevés pour ces insectes.

    Avec précaution, Joost Oerlemans injecte quelques jets de fumée dans la ruche à l’aide d’un enfumoir. Il prélève alors avec soin un rayon et observe le comportement des insectes. «L’abeille n’est pas un animal domestique simple, mais un animal sauvage», déclare l’apiculteur formé, qui détient au total 45 ruches, dont deux tiers dans la ville de Bâle.

    lIl rend visite à ses abeilles une fois par semaine. Sa visite de contrôle le mène, entre autres, sur le toit plat d’un bâtiment administratif. D’une main sûre, il examine chaque rayon et vérifie si ses insectes ne sont pas affamés ou malades. Il porte une combinaison blanche essentiellement pour protéger ses vêtements des taches de cire et de propolis (résine d’abeille). En revanche, il n’a que rarement besoin d’une protection pour le visage et de gants. «En ville, j’installe uniquement des colonies dociles, qui n’ont pas tendance à attaquer», explique-t-il, ajoutant en riant: «Mais je me fais quand même piquer de temps en temps, cela fait partie du métier.»

    Les abeilles sont logées sur des toits de maisons, dans des jardins privés et dans un parc, et effectuent assidûment leur travail à Bâle. Dans les nombreuses allées d’arbres, plates-bandes et balcons fleuris, elles trouvent beaucoup de nectar et effectuent un précieux travail de pollinisation. J. Oerlemans est toujours fasciné par le fait qu’elles communiquent entre elles par la danse et qu’elles soient en mesure d’indiquer où se trouvent les bonnes fleurs: «même en tant qu’apiculteur expérimenté, je m’étonne constamment et j’apprends chaque année de nouvelles choses sur les abeilles.»

    La ruche, comme on la rencontre souvent dans les zones rurales, est typique de la Suisse.

    La ruche, comme on la rencontre souvent dans les zones rurales, est typique de la Suisse.

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    Joost Oerlemans exploite la ruche pédagogique du parc animalier Lange Erlen à Bâle. Derrière la vitre, les visiteurs intéressés peuvent suivre le travail de l’apiculteur.

    Joost Oerlemans exploite la ruche pédagogique du parc animalier Lange Erlen à Bâle. Derrière la vitre, les visiteurs intéressés peuvent suivre le travail de l’apiculteur.

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    Joost Oerlemans travaille généralement sans protection pour le visage ni gants, car les abeilles urbaines sont très dociles.

    Il travaille généralement sans protection pour le visage ni gants, car les abeilles urbaines sont très dociles.

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    Joost Oerlemans allume l’enfumoir. En quelques jets de fumée qu’il fait entrer dans le trou de vol, l’apiculteur peut calmer les abeilles de sorte à pouvoir exécuter son travail sans gêne.

    Joost Oerlemans allume l’enfumoir. En quelques jets de fumée qu’il fait entrer dans le trou de vol, l’apiculteur peut calmer les abeilles de sorte à pouvoir exécuter son travail sans gêne.

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    La fumée évite que les abeilles ne volent autour de la ruche. Ces animaux sauvages interprètent cette fumée comme un risque d’incendie, retournent dans leurs alvéoles et se gorgent de miel pour disposer d’assez d’énergie si elles doivent fuir le feu.

    La fumée évite que les abeilles ne volent autour de la ruche. Ces animaux sauvages interprètent cette fumée comme un risque d’incendie, retournent dans leurs alvéoles et se gorgent de miel pour disposer d’assez d’énergie si elles doivent fuir le feu.

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    Joost Oerlemans examine les abeilles sur les alvéoles.

    Joost Oerlemans examine les abeilles sur les alvéoles.

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    La reine est marquée d’une touche de couleur à l’aide de laquelle l’apiculteur peut connaître son âge.

    La reine est marquée d’une touche de couleur à l’aide de laquelle l’apiculteur peut connaître son âge.

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    Les abeilles urbaines rapportent deux fois plus de miel que les abeilles rurales. Cela parce qu’en ville, les températures sont de trois à quatre degrés plus élevées et que les abeilles peuvent ainsi voler plus tôt et plus longtemps. Mais l’offre de nourriture y est aussi beaucoup plus abondante qu’à la campagne, où les monocultures prédominent et où les sources de nectar se raréfient une fois que les arbres fruitiers et le colza ont fini de fleurir. Un apiculteur urbain doit rarement nourrir ses abeilles avec de l’eau sucrée. «Sur les quelque 300 à 400 kg de miel qu’une colonie d’abeilles collecte chaque année, j’en extrais environ 30 kg. Le reste, elles peuvent en disposer librement», déclare J. Oerlemans.

    L’apiculture urbaine est actuellement populaire, et la densité d’abeilles est par conséquent élevée. «A Bâle, 25,5 colonies sont présentes en moyenne par kilomètre carré», explique l’apiculteur en ajoutant: «Cela accroît le risque de transmission de maladies dangereuses. C’est pourquoi il est important que tous les apiculteurs soient bien formés et traitent leurs ruches contre les maladies.»

    Les conflits entre habitants et apiculteurs sont certes rares, mais ils arrivent. Pour les éviter, J. Oerlemans recherche activement le contact avec les voisins, les informe et leur offre occasionnellement un pot de miel. Il y met un point d’honneur. «Je prends plaisir à montrer aux gens ce que nous faisons. Et quand ils apprécient le miel, j’ai atteint mon objectif», dit-il en riant.

    Joost Oerlemans

    L’apiculteur Joost Oerlemans

    Joost Oerlemans (63 ans) se consacre corps et âme à son travail. Il possède des ruches dans la ville de Bâle et les environs. Jeune garçon, il avait déjà ses premières abeilles. Il dirige aujourd’hui divers cours d’apiculture, dont le cours «Bienen - hautnah erlebt» (Les abeilles à fleur de peau) de l’Ecole-club Migros.

    Photos: Kostas Maros
    Texte: Regula Burkhardt

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