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    Schweizer Berglandschaft

    Suisses de l'étranger: des délices venus du pays

    Bien souvent, nous ne nous interrogeons sur les saveurs de notre pays d’origine que lorsque nous en sommes bien loin. Nous avons demandé à des Suisses vivant à l’étranger ce qui leur manquait et quels petits plaisirs ils se faisaient rapporter de Suisse.

    Tout sourire, Kathrin Joost avec son mari

    Kathrin Joost, 35 ans, vit à Tokyo depuis 2015 avec son mari Marc et leurs filles Lina et Rahel. Elle est originaire de Malans, dans les Grisons. «La première chose qui nous a manqué à Tokyo, ce n’est pas la nourriture mais du bon papier toilette. Cela tient au fait que l’on mange incroyablement bien et varié dans cette ville. Des mois ont passé avant que quelque chose nous manque. A mon grand étonnement, il s’agissait de viande des Grisons coupée très fin et de mostbröckli d’Appenzell – alors que je ne mange pratiquement pas de viande. Quand l’été dernier, ma belle-mère a demandé à ma fille Lina ce qu’elle voulait pour son anniversaire, sa réponse a été: un grand paquet de chips au paprika de Zweifel! Je la rejoins là-dessus. Pour les gens qui nous rendent visite, c’est toujours un défi que de nous apporter un à deux paquets de chips au format familial. Nous demandons aussi le chocolat Frione de Frey, c’est vraiment un moyen de nous faire plaisir!»
    Harald Braun

    La souriante Amy Stierli

    Amy Stierli, 60 ans, a un long parcours derrière elle, à tous points de vue: cette ancienne apprentie de commerce venue des Grisons a commencé par travailler dans une agence de voyages à Davos pour ensuite devenir (avec le plus grand succès) gérante du voyagiste Manta, spécialisé dans les Maldives. Aujourd’hui, elle y est copropriétaire de l’île Mirihi et fait tourner un splendide resort 5 étoiles. Quand on lui demande quel produit suisse lui manque aux Maldives, elle doit y réfléchir à deux fois: «Pas grand chose, car nous pouvons importer pratiquement tout. Mais il y a quand même un produit: je me fais toujours ramener des tonnes de bonbons Ricola par des visiteurs venant de Suisse... Mais ce qui me manque le plus ici n’a rien à voir avec la nourriture, ce sont les terrains de golf suisses!»
    Harald Braun

    François-Xavier Mayer assis devant un paysage tropical

    François-Xavier Mayer, 42 ans, biologiste marin et protecteur des baleines, tient depuis l'an 2000 le Princesse Bora Lodge & Spa sur la petite île Sainte Marie près de Madagascar. Il est originaire de Kreuzlingen. Avant que ses parents ne prennent leur retraite à Montreux, la famille a vécu en Afrique. «Chaque année, nous retournions en Suisse pour y faire du ski. Le goût d’un bol d’Ovo chaud le matin, avant de dévaler les pistes, est mon premier souvenir d’enfance, et celui qui m’est le plus cher. Quand nous retournions en Afrique, je réservais près de la moitié de ma valise pour une demi-douzaine de boîtes d’Ovomaltine – la ration permettant de tenir une année entière. Une habitude que j’ai conservée jusqu’à ce jour. Dès que j’ai le goût d’Ovo en bouche, je pense à la poudreuse et aux descentes de rêve – même par 30 degrés sous les tropiques.»
    Silke Bender

    Jonas Merian dans son atelier de création

    Jonas Merian, 40 ans, originaire de Gais AR, est designer de meubles à Shanghai depuis 2009. Il a travaillé auparavant en Suisse pendant 17 ans en tant que technicien en orthopédie, puis en Corée du Nord et en Chine. Un seul produit alimentaire lui manque en Asie: «Le fromage, avant tout l’appenzell, au goût puissant avec un soupçon de noisette. Sur le long terme, le riz, les wan tans et les soupes aux nouilles, aussi raffinés soient-ils, ne suffisent plus à l’amateur de fromage que je suis. A Shanghai, on trouvait seulement pendant longtemps, au mieux, de l’emmental fade – que je n’apprécie vraiment pas. Depuis, il existe une voire plusieurs boutiques en ligne où l’on peut se faire livrer du fromage suisse à domicile. Mais à prix d’or, car l’importation est très difficile. Dès que ma femme et moi faisons un séjour en Suisse, nous mettons dans nos bagages des kilos d’appenzell, de tilsit ou de gruyère. Et nous demandons aussi toujours à nos invités de Suisse d’en apporter.»
    Silke Bender

    Chloé Cohen sur son balcon avec sa tasse préférée

    Chloé Cohen, 29 ans, vient de Lausanne. Depuis cinq ans, cette photographe de formation est Digital Producer à Paris. On pourrait croire que dans un pays dont la cuisine a été classée patrimoine de l’humanité par l’Unesco, rien ne lui manque. Ce n’est pourtant pas le cas: «L’Ice Tea Citron de Migros me manque! C’est pour moi comme la petite madeleine qui faisait surgir chez Marcel Proust un torrent de souvenirs. Cela a un goût d’enfance, de sorties de classe et de randonnées, quand ma mère me donnait toujours une petite brique avec une paille collée dessus. J’ai l’impression que je suis passée du biberon à l’Ice Tea. Aucun autre ne lui arrive à la cheville: pour, moi, il contient exactement la bonne dose de sucre, ni trop, ni trop peu et il a un goût naturel de citron – rien ne peut le remplacer. Dès que je vais en voiture de Lausanne à Paris, j’en mets un plein chargement dans mon coffre – et les amis qui me connaissent bien savent qu’ils me font vraiment plaisir en m’offrant un pack de six. Ou cette tasse qui est ma préférée!»
    Silke Bender

    Claudia Bates-Gut dans sa cuisine

    Claudia Bates-Gut, 49 ans. Même après plus de 40 ans passés en Angleterre, certaines recettes suisses lui tiennent toujours à cœur, au plus grand plaisir de son époux allemand et de leurs deux enfants: «Depuis mon plus jeune âge, j’aime les petits biscuits traditionnels de Noël, comme les bruns de Bâle et les étoiles à la cannelle. Aujourd’hui, ce sont surtout mes enfants qui se réjouissent quand leur grand-père rapporte de Suisse des pâtes à biscuits toutes prêtes et que nous pâtissons ensemble. Ce que je me fais aussi volontiers rapporter, c’est la sauce pour rôti Bon Chef, dont on ne trouve pas l’équivalent ici. Elle est pour moi indissociable du rôti haché. La Bruni Sauce est d’ailleurs un des rares mots suisses-allemands que mes enfants ont dans leur vocabulaire. Autre produit indispensable dans ma cuisine: le condiment en poudre Mirador, l’ingrédient secret de notre sauce à salade. Cette recette s’est transmise de génération en génération presque comme une légende – auprès de mes amis, des amis de mes enfants et des membres de la famille par alliance.»
    Petra Koci

    Calvin et Flinn, deux garçons gourmands qui aiment les biberlis

    Calvin, 5 ans, et Flynn, 3 ans, vivent avec leurs parents Jennifer Milsom et Markus Weidmann à Hongkong. «Lorsque des gens de Suisse nous rendent visite et nous demandent ce qu’ils peuvent nous rapporter, nous demandons quelques Biberli de Migros. Il faut toujours en avoir en réserve. Mais on n’en trouve malheureusement pas ici. Nous n’en mangeons pas non plus tous les jours – mais généralement quand nous partons en randonnée avec maman et papa. Ici à Hongkong, il y a aussi de belles montagnes, presque comme à la maison – sauf qu’on peut voir la mer depuis chaque montagne. Les Biberli sont aussi un snack parfait quand on fait du sport. Papa les emporte souvent pour faire du VTT, c’est pour ça qu’on n’en a jamais assez. Normalement, le Saint-Nicolas nous apporte quelques Biberli. On espère qu’il nous trouvera aussi en Asie!»
    Lisa von Ortenberg

    Texte: Lisa von Ortenberg, Harald Braun, Petra Koci, Silke Bender
    Photos: ZVG

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